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    Le coût caché des briques alimentaires — et comment l'industrie peut le corriger

    950 000 tonnes de briques consommées par an en Europe. Seul un tiers est recyclé. Le reste est une opportunité industrielle.

    Le coût caché des briques alimentaires — et comment l'industrie peut le corriger

    Une brique alimentaire est une petite merveille d'ingénierie. Environ 75% carton, 20% polyéthylène, 5% aluminium — trois couches qui conservent le lait pendant des mois. Cette même ingénierie est la raison pour laquelle la plupart finissent en décharge.

    Les chiffres

    L'Europe consomme environ 950 000 tonnes de briques par an. Le taux de recyclage effectif tourne autour de 35%. Cela laisse environ 720 000 tonnes par an — l'équivalent de 65 Tours Eiffel — partant à la décharge ou à l'incinération.

    Pourquoi le recyclage traditionnel s'arrête à la fibre

    Les recycleurs se concentrent sur le plus facile : transformer le carton en pâte. Les 25% restants — la fraction PolyAl — ont historiquement été un sous-produit gênant.

    Ce qui change quand l'industrie achète le résidu

    1. 1Le recycleur a un client pour son résidu.
    2. 2La demande de polyéthylène vierge baisse d'autant.
    3. 3L'acheteur industriel marque une réduction mesurable de Scope 3.

    Questions fréquentes

    Pourquoi les briques ne sont-elles pas entièrement recyclées ?

    +

    Les recycleurs extraient le carton pour les papeteries, mais la fraction PolyAl restante (PE + aluminium) part historiquement à l'incinération ou en décharge.

    Quelle part de la brique devient du PolyAl ?

    +

    Environ 25% — les couches de polyéthylène et d'aluminium — après extraction de la fibre.

    Acheter du PolyAl améliore-t-il les taux de recyclage ?

    +

    Oui. Un acheteur industriel pour le résidu rend toute la chaîne viable, élevant indirectement les taux globaux de récupération.